Les grandes théories sur la confiance en soi sont légion et à la fois légitimes. Comprendre le mécanisme est essentiel. Mais passée cette étape, vient la pratique, seule capable de nous permettre de concrétiser notre intention. Nous passons alors du mode « intellectuel » au monde « réel ».

Vous voulez renforcer votre confiance en vous ? Alors, suivez le guide en 4 étapes.

1/ La confiance en soi, c’est quoi exactement ?

Définition

On confond souvent la confiance en soi et l’estime de soi. La confiance en soi est en fait un des quatre piliers de l’estime de soi, le troisième étant la vision de soi et le quatrième l’image de soi.

La confiance en soi se réfère à nos actes, et non à nos pensées. Avoir confiance en soi signifie donc être confiant dans notre capacité d’agir de façon adaptée à une situation donnée.

 

Le mécanisme de la confiance en soi

Il s’agit en fait d’un cercle vertueux, dont chaque élément vient compléter le suivant et renforcer l’élément précédent.

Plus on s’estime, plus on a confiance en soi. Plus on a confiance en soi, plus on prend des décisions d’action et plus on s’engage. Plus on agit, plus on a confiance en soi, et donc plus on s’estime. La boucle est bouclée.

Oui, c’est bien beau tout cela, mais comment faire ?

Je vous livre les secrets de ma méthode made home, c’est-à-dire celle que je m’applique à moi-même.

 

2/ Renforcer la confiance en soi avec la méthode OPSA

…en musclant votre mindset.

  • Osez
  • Persévérez
  • Saluez et acceptez vos réussites
  • Acceptez et saluez vos échecs

 

OSEZ !

Je me souviens d’un cercle de femmes que j’avais animé, autour du thème resté secret jusqu’au dernier moment : osez ! Avant même que les premiers mots se libèrent, quelques larmes coulaient déjà sur les joues de certaines femmes. C’est dire combien cela nous touche dans nos profondeurs.

Ce terme revêt plusieurs visages, plusieurs acceptations et donc plusieurs angles d’approche.

 

Oser : tenter

Il s’agit d’aller réveiller son envie, son désir et de poser une action en lien, avec l’intention de la mener à bien, d’aller au bout, même si l’issue est incertaine.

 

Oser : risquer

Il s’agit de poser une action jamais réalisée jusqu’à présent, avec le risque d’avoir un retour positif ou négatif, une acceptation ou un rejet, une réussite ou un échec.

 

Oser : se permettre

C’est s’autoriser, c’est se donner la permission de penser, de faire, de dire, de se positionner en cohérence avec soi, même si cela dérange, même si cela bouscule.

 

Dans tous les cas, vous êtes au plus près de votre être, de votre essentiel, de vos besoins, de vos aspirations les plus profondes.

 

En pratique : choisissez un objectif
  • Commencez par un petit pas, considérez ce qui est acceptable pour vous, ce qui vous permet de sortir de votre fonctionnement habituel, ce qui vous rendra fier de vous.
  • Et surtout, surtout, posez une intention : pourquoi je souhaite oser cela ?
  • Allez-y notez, c’est à vous !

 

PERSÉVÉREZ !

Il s’agit de rester ferme et résolu dans sa décision, soutenue par l’intention et la conviction d’être capable de réussir. Certes, il est possible que cela ne fonctionne pas du premier coup. Pensez à cet enfant qui apprend à marcher, qui tombe et se relève sans cesse, pour aller à la découverte de la vie, sans limite. Regardez-le, vous avez été cet enfant victorieux !

Alors recommencez, encore et encore et reformulez à voix haute, autant de fois que nécessaire, votre « pourquoi ». Souvent, lorsqu’on répète une action, on ne se rend pas compte des changements. Alors posez un regard objectif sur vous, et prenez conscience des évolutions, aussi menues soient-elles.

Et surtout, surtout, gardez en mémoire que ce n’est que dans la répétition régulière des actions que vous réussirez. Soyez humble et bienveillant avec vous, une action répétée à la fois est suffisante. Sinon, gare aux frustrations !

 

En pratique : prenez de la hauteur
  • Notez tous vos efforts, prenez conscience de votre capacité à persévérer dans l’adversité et des changements opérés.

 

SALUEZ ET ACCEPTEZ VOS RÉUSSITES !

 

Nous avons une fâcheuse tendance à ne jamais voir ce qui fonctionne, au profit de « ce qui ne va pas ». Notre système d’éducation tend plus à punir ou dévaloriser qu’à récompenser ou valoriser.  Ce qui créer des wagons de personnalités perfectionnistes et chroniquement insatisfaites.

Comme si, réussir ou aller bien était éhonté !

Comme si, chuter ou aller mal méritait plus d’attention et donc un regain d’efforts ! Toujours plus.

 

Chaque petit pas de réussite mérite une louange : celle que vous vous attribuez et celle que l’on vous attribue. A chacun sa forme : trinquer, s’offrir un bon chocolat, aller se faire masser, recevoir un compliment et des encouragements… Car la louange passe par l’acceptation de sa réussite.

 

En pratique : respirez et actez
  • Posez de la conscience sur votre réussite et notez toutes vos petites victoires.
  • Qu’est-ce-qui m’a permis de réussir à franchir cette nouvelle étape ?
  • Qu’est-ce-que j’ai vaillamment réussi ?
  • Me suis-je suffisamment félicité ?

 

ACCEPTEZ ET SALUEZ VOS ÉCHECS !

 

Avez-vous remarqué que nous avons une facilité incroyable à prendre un échec pour un échec (alors que nous avons des difficultés à prendre une réussite pour une réussite…) ?

 

L’échec est très subjectif. Et l’intelligence consiste à le regarder sous un angle de réflexion. C’est souvent ce qui fait défaut dans notre éducation.

 

En pratique : faites un bilan
  • Que m’enseigne cet échec ?
  • Ai-je mis en action tous les leviers de réussite à ma disposition ?
  • Quels ont été les freins matériels et humains ?
  • Me suis-je limité dans ma capacité de réussite ?
  • Comment pourrais-je m’y prendre pour contourner l’obstacle ?
  • Avais-je tous les éléments en main pour aboutir ?
  • Et si ce non-aboutissement me permettait d’explorer des voies plus en accord avec mon épanouissement ? Avec mon entreprise ? Avec mes objectifs de vie ?

 

3/ Renforcer la confiance en soi, pour quoi faire ?

Il m’arrive de rencontrer des personnes qui souhaitent renforcer leur confiance en elle, mais qui font tout le contraire.

Alors, quelques questions utiles se présentent :

  • Qu’est-ce-que je souhaiterais faire, dire, exprimer si j’avais confiance en moi ?
  • En quoi cela changerait mon regard sur moi ?
  • Comment je me jugerais ?
  • En quoi cela changerait le regard que les autres ont sur moi ?
  • Comment me jugerait-on ?
  • Quelles seraient potentiellement les réactions de mes proches ? de mes collègues ? de mon employeur ?

 

En résumé

Se pencher sur la thématique de la confiance en soi suppose du courage, de la persévérance, de l’intelligence émotionnelle et de la foi. Nous en sommes tous capables, nous avons tous en nous des ressources non exploitées et merveilleuses.

Alors les véritables questions à présent sont :

  • Quelle est la décision courageuse que je prends ?
  • Quelle action courageuse je pose ?
  • A quelle date je m’engage à la concrétiser ?
  • Comment je vais me féliciter ?

 

Avec joie et (im)pertinence,
Sylvie

 

 

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