Ils doutent de leurs capacités et de leurs qualités. Ils pensent que leur incompétence sera révélée au grand jour tôt ou tard. Ils se sentent illégitimes : c’est le fameux syndrome de l’imposteur.

C’est quoi le syndrome de l’imposteur ?

Notion en psychologie ou psychiatrie : définition

Le terme est inventé par les psychologues cliniques Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes en 1978. 60 à 70 % des personnes douteraient, à un moment ou à un autre de leur carrière, de la réalité ou de la légitimité de leurs succès. Ces pensées négatives sont généralement dépassées par une certaine clairvoyance, mais elles peuvent finir par devenir invalidantes. Ce syndrome est notamment sensible parmi les types d’enfants et d’adultes perçus comme à haut potentiel, ou plus couramment nommés surdoués. (Source Wikipédia)

 

Profil de l’imposteur

Commençons par détruire un raccourci erroné : il ne s’agit pas d’une tromperie ou d’un abus, en vue d’obtenir quelque chose. Cela relèverait du champ de la manipulation.

 

La personne qui manifeste ce syndrome a le sentiment de ne pas être à la hauteur, de tromper son entourage sur ses capacités. Elle attribue généralement sa réussite à des causes externes (chance, relations, hasard). Elle sous-estime ses qualités ou ses résultats et rejette les feed-back positifs. Elle manifeste une grande anxiété qui peut dégénérer en dépression, voire en burn-out. Malgré une réussite manifeste, elle ne se sent pas à sa place. Elle craint par dessus-tout d’être un jour démasquée.

 

Origine du développement du syndrome de l’imposteur

Sans faire de psychologie de bas étage, le syndrome a pris racine dans l’enfance et s’est développé sous la répétition de messages. Ces messages répétitifs ont tellement impacté l’individu qu’ils ont donné naissance à des croyances irrationnelles ancrées profondément, de telle sorte que cela en est devenu réel pour lui.

 

Les parents ne sont pas les seuls émetteurs de ces messages, même si l’enfant place majoritairement sa confiance en eux. Toutes les autres figures -famille, enseignants, nounou…- que l’enfant côtoie régulièrement, sont également des émetteurs de messages qui forgent les croyances.

 

Les messages portent essentiellement sur quatre domaines :

  • la performance
  • l’ambition
  • la réussite
  • l’intelligence

 

Dans tous les cas, la pression extérieure exercée est énorme. L’enfant se compare aux autres et nourrit un fort besoin d’approbation, pour être aimé.

 

La manifestation du syndrome de l’imposteur

A quelles occasions ?

L’individu souffre massivement du syndrome de l’imposteur en période de transitions ou dans des circonstances de mise en lumière :

  • lorsque qu’on lui propose une évolution de carrière
  • lorsqu’il s’agit de négocier son salaire en vue d’une augmentation
  • lorsqu’on lui confie un nouveau projet
  • lorsqu’on lui fait un compliment sur sa beauté
  • lorsqu’on le félicite pour le diplôme obtenu
  • lorsqu’on le loue sur ses capacités intellectuelles
  • lorsqu’on l’admire pour son parcours professionnel
  • …etc.

 

Comment ?

L’imposteur nie tout en bloc ou préfèrerait se mettre dans un trou de souris ! Il se sent un fraudeur intellectuel comme en témoigne ses croyances intérieures :

  • il ne se sent pas à la hauteur de la confiance qui lui est accordée
  • il se sent surestimé par les autres
  • il croit avoir réussi grâce à des personnes rencontrées sur son chemin
  • il croit qu’il a seulement joué de chance
  • il croit qu’il était au bon endroit au bon moment
  • il croit qu’il ne mérite pas ce qu’il a
  • … et il est sûr que son entourage va finir par s’apercevoir de son imposture, ce qui induit chez lui une très forte anxiété.

 

Le syndrome de l’imposteur et la prise de parole en public

Constat

Prendre la parole en public lorsqu’on souffre d’un syndrome de l’imposteur très développé relève du « suicide ». Car l’échec est assuré. Car l’échec va venir renforcer le sentiment d’échec, en validant les croyances de « je ne suis pas à la hauteur ». La confiance est tellement altérée, que l’estime de l’individu tombe en berne. Et on rentre dans une spirale sans fin, dont les conséquences sur la santé et l’équilibre de l’individu sont majeures.

 

Il n’est évidemment pas incompatible de prendre la parole en public lorsqu’on souffre d’un syndrome de l’imposteur. Tout dépend du degré. Cela occasionnera néanmoins une préparation plus intense, une dépense d’énergie plus conséquente, quelques insomnies plus fréquentes, et quelques suées et boules au ventre le jour J.

 

Quelle solution ?

Ce phénomène a la vie dure, tellement il est ancré dans les cellules de l’individu qui en souffre. Enrayer le processus est néanmoins parfaitement accessible. Avec de l’aide.

 

Un coach vous aidera à revoir vos représentations de l’intelligence, de la réussite et des compétences. Cela influencera vos degrés d’ambition, vos degrés d’attente et votre niveau de réussite sur le long terme. Ce processus d’apprentissage aura un impact notoire sur vos comportements, vos pensées, vos habitudes, vos attitudes… et soufflera le froid sur vos croyances.

 

Comme toute méthode cognitive et comportementale, cela exige patience, régularité, investissement volontaire et actif et persévérance. Et tout cela n’est réellement possible que grâce à l’accompagnement bienveillant et pertinent d’un professionnel.

 

Car le but ultime de cette démarche est la suivante : retrouver le sentiment de votre valeur fondamentale et donc juste, et accepter votre droit à l’acceptation inconditionnelle de vous. Une étape indispensable pour prendre la parole en public, sereinement, efficacement et singulièrement.

 

Avec joie et (im)pertinence,
Sylvie

 

 

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